Les achats sur internet en France ont atteint un nouveau sommet en 2025 avec 196,4 milliards d’euros de transactions enregistrées. Ce chiffre, dévoilé par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, témoigne d’une mutation profonde des habitudes de consommation, même si la dynamique ralentit légèrement après les années d’accélération post-Covid.
La hausse de 7 % observée sur l’année montre que le secteur continue sa progression, mais à un rythme moins soutenu qu’en 2024 où la croissance atteignait près de 10 %. Les Français ont réalisé 3,2 milliards d’achats en ligne, soit 10 % de plus qu’un an auparavant. Pourtant, chaque commande pèse moins lourd : le montant moyen dépensé par achat est tombé à 62 euros, reculant de 3 % sur la période.
Des comportements d’achat qui se fragmentent
Cette baisse du panier moyen révèle une transformation dans la manière dont les consommateurs utilisent les plateformes en ligne. Plutôt que d’effectuer quelques grosses commandes, ils multiplient les petites transactions, répartissent leurs dépenses et comparent davantage les offres. Cette stratégie d’achat plus parcellaire s’inscrit dans un contexte où la vigilance sur les prix reste forte.
L’augmentation du volume de transactions compense largement ce phénomène. Les Français achètent plus souvent, adoptent les réflexes du commerce en ligne pour des besoins variés et intègrent ces pratiques dans leur routine quotidienne. Le passage de cap symbolique des 200 milliards approche, marquant une étape dans la maturité du secteur.
Les services numériques moteurs de la croissance
L’analyse détaillée des chiffres met en lumière une disparité entre les catégories. Les services en ligne affichent une progression de 9 %, portée notamment par les réservations touristiques, les billets de spectacles et de transport, ainsi que les abonnements numériques. En comparaison, la vente de biens matériels n’augmente que de 4 %, traduisant une réorientation progressive vers l’immatériel.
Cette tendance pourrait s’accentuer dans les années à venir, avec la montée en puissance des contenus digitaux, des formations en ligne et des services de streaming. Les acteurs du secteur doivent désormais composer avec des consommateurs plus exigeants, plus volatiles et plus sensibles aux expériences proposées qu’au simple acte d’achat. La concurrence s’intensifie également avec l’arrivée de nouveaux entrants et la consolidation de géants du numérique qui diversifient leur offre.