Retraités à l’étranger : les 330 € du régime général ne disent pas le revenu total

330 € bruts par mois : c’est la pension moyenne versée par le régime général à ses retraités résidant à l’étranger fin 2025, selon la Cnav. Ce montant exclut les pensions des autres régimes de base et des complémentaires. Il ne permet donc pas de connaître le revenu total de ces personnes.

Les 323 € correspondent aux données de 2024

L’étude de la Cnav consacrée à décembre 2024 indiquait une moyenne de 323 €. Celle portant sur décembre 2025 retient 330 €. Il s’agit de deux photographies annuelles d’une population, et non d’un montant identique perçu par chaque retraité.

Fin 2025, 1 053 394 bénéficiaires du régime général résidaient à l’étranger, soit 6,8 % de ses retraités. Le champ comprend les anciens travailleurs indépendants ainsi que les personnes recevant une retraite personnelle, une pension de réversion, ou les deux.

« Pension globale » reste limité au régime général

Dans cette étude, le mot « globale » additionne les droits personnels, les droits de réversion et les compléments éventuels servis par ce régime. Le chiffre est brut, avant prélèvements sociaux. Il ne comprend notamment pas les retraites complémentaires.

Une moyenne de pension ainsi délimitée ne renseigne ni sur l’ensemble des revenus d’un foyer, ni sur son niveau de vie dans son pays de résidence. Elle ne donne pas non plus le budget nécessaire pour s’y installer.

Une carrière internationale peut donner plusieurs pensions

Le Cleiss décrit un mécanisme distinct : pour une carrière en France et dans un ou plusieurs pays de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou en Suisse, les périodes d’assurance peuvent être prises en compte ensemble pour calculer les droits.

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Chaque État verse ensuite la part de retraite qui lui revient selon les règles de coordination. La caisse française compare le calcul national et le calcul européen, puis retient le montant le plus élevé. Les années travaillées dans plusieurs pays ne deviennent donc pas automatiquement une pension unique versée par la France.

Ce fonctionnement explique pourquoi une pension française peut ne représenter qu’une partie des pensions d’une personne. Il ne permet pas d’attribuer des revenus étrangers à tous les bénéficiaires de l’étude.

Enfin, le critère retenu est la résidence hors de France. Il ne désigne pas uniquement des Français partis à la retraite à l’étranger : la Cnav précise qu’elle n’enregistre pas la nationalité de ses retraités.