Les tarifs de rachat de l’électricité solaire pour 2026 : une stabilisation après la chute

Les propriétaires français qui produisent de l’électricité grâce à des panneaux solaires peuvent bénéficier d’un dispositif permettant de revendre leur surplus à EDF Obligation d’Achat. Ce mécanisme garantit un prix fixe pendant deux décennies dès la signature du contrat. Pour y accéder, plusieurs critères doivent être respectés : l’installation doit être réalisée par un professionnel certifié RGE et, pour les systèmes de faible puissance, une partie de la production doit être autoconsommée sur place. En complément, ce dispositif ouvre la porte à une aide financière à l’installation.

La Commission de régulation de l’énergie actualise ces barèmes chaque trimestre pour les nouveaux projets. La date qui détermine les tarifs applicables correspond au moment où le dossier complet de demande de raccordement est déposé. Les montants effectifs depuis début janvier 2026 restent inchangés jusqu’au début du mois d’avril.

Une baisse drastique des rémunérations depuis mars

Le secteur a connu un bouleversement majeur au printemps dernier. Les installations de moins de 9 kWc, qui représentent l’écrasante majorité des projets résidentiels, ont vu leur tarif de rachat chuter brutalement. Le prix versé pour chaque tranche de 100 kWh vendus est passé de 12,69 euros à seulement 4 euros depuis fin mars. Cette diminution spectaculaire s’accompagne d’une révision à la baisse de la prime à l’investissement, désormais fixée à 80 euros par kWc installé, soit une division par plus de deux par rapport aux montants antérieurs.

Cette réforme a également supprimé la possibilité de vendre l’intégralité de sa production pour les petites installations. Désormais, seule la vente du surplus reste autorisée pour les systèmes inférieurs à 9 kWc. Ce changement de règles modifie profondément l’équation économique des projets photovoltaïques domestiques.

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Optimiser sa rentabilité dans le nouveau contexte

Face à cette nouvelle donne tarifaire, les stratégies d’optimisation deviennent indispensables pour maintenir un retour sur investissement acceptable. La clé réside dans l’augmentation du taux d’autoconsommation, c’est-à-dire la proportion d’électricité produite qui est directement utilisée sur place. Concrètement, cela implique de réorganiser ses habitudes pour faire fonctionner les appareils énergivores pendant les heures de production solaire maximale, généralement en milieu de journée. Lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau ou recharge de véhicule électrique gagnent à être programmés durant ces créneaux.

Le stockage par batterie représente une alternative séduisante pour utiliser l’énergie solaire en décalé, mais son coût élevé en limite actuellement la pertinence économique pour de nombreux foyers. Les professionnels du secteur recommandent également un entretien régulier des panneaux et une attention particulière à leur orientation, ainsi qu’à l’élagage de toute végétation susceptible de créer de l’ombre.

Sur le plan fiscal, une TVA réduite à 5,5% s’applique depuis octobre dernier pour certains équipements de moins de 9 kWc, contre 10% ou 20% auparavant selon la puissance. Toutefois, cette réduction reste conditionnée à des critères stricts : les panneaux doivent présenter un bilan carbone favorable et être couplés à un système de pilotage des consommations. Dans les faits, l’offre de panneaux répondant à ces exigences environnementales demeure limitée sur le marché français, ce qui restreint l’impact de cette mesure fiscale pourtant attractive sur le papier.