Avec l’entrée dans cette nouvelle année, les contribuables doivent déjà anticiper plusieurs échéances qui rythmeront leurs obligations fiscales. Bien que certaines dates exactes restent à préciser par l’administration, le calendrier fiscal suit une mécanique rodée qui permet de s’organiser.
Dès la mi-janvier, environ 9 millions de foyers français recevront automatiquement leur premier virement de l’année, en provenance de l’administration fiscale. Cette avance représente 60% des avantages fiscaux estimés pour l’année en cours. Qu’il s’agisse de dépenses pour un emploi à domicile, des frais de garde d’enfants ou de dons aux associations, ce versement moyen de plus de 600 euros apparaît sous l’intitulé « AVANCE CREDIMPOT ». La date exacte reste à confirmer mais suivra la tradition de la mi-janvier, avec parfois quelques jours d’anticipation selon les contraintes du calendrier bancaire.
La déclaration de revenus au printemps
Entre avril et début juin se déroulera la grande campagne déclarative. L’ouverture du service en ligne débutera courant avril, probablement autour du 9 selon les calendriers estimatifs. Cette année présente toutefois une particularité : sans budget définitif adopté pour 2026, les évolutions fiscales demeurent en suspens. Les contribuables devront rapporter leurs revenus perçus en 2025 via le portail impots.gouv.fr ou l’application mobile dédiée.
Les échéances de validation s’échelonnent ensuite géographiquement. Les départements numérotés de 01 à 19 devront transmettre leur déclaration dématérialisée vers le 21 mai. Suivront les territoires corses jusqu’au département 54, avec une limite fixée autour du 28 mai. Enfin, la région parisienne et tous les départements à partir du numéro 55 bénéficieront d’un délai supplémentaire jusqu’aux premiers jours de juin. Les rares personnes encore autorisées à déclarer sur formulaire papier devront respecter une limite généralement située autour du 20 mai.
Même après ces dates butoirs, une fenêtre de tolérance subsiste durant la dernière quinzaine de juin. L’accès au formulaire en ligne reste ouvert, permettant de corriger les éventuelles erreurs ou omissions avant la fermeture définitive du service.
De l’été à l’automne, régularisations et ajustements
Entre fin juillet et fin août, les avis d’imposition seront progressivement mis en ligne puis expédiés. Ces documents officialisent le montant définitif de l’impôt calculé sur les revenus 2025. Pour ceux ayant versé des sommes supérieures au montant réel via le prélèvement à la source tout au long de 2025, un remboursement interviendra par virement bancaire courant juillet ou début août. À l’inverse, si le montant prélevé mensuellement s’avère insuffisant, un complément sera exigé.
Début août marque également l’ouverture du service de correction en ligne, accessible jusqu’en décembre. Cette fonctionnalité permet d’ajuster la déclaration déjà transmise en cas d’oubli constaté après coup.
Le 1er septembre constitue une autre étape charnière : le nouveau taux de prélèvement à la source entre en vigueur. Calculé à partir des revenus 2025 déclarés au printemps, ce taux s’appliquera automatiquement sur les salaires, pensions et autres revenus soumis au prélèvement. Cette mise à jour annuelle garantit une meilleure adéquation entre les sommes prélevées et la situation réelle de chaque foyer.
La date du 15 septembre marque théoriquement la limite pour s’acquitter du solde d’impôt sur le revenu. Dans les faits, le paiement en ligne doit être effectué avant le 20 septembre pour que le prélèvement s’opère à partir du 25 septembre. Lorsque ce complément dépasse 300 euros, l’administration l’étale automatiquement sur quatre mensualités : fin septembre, fin octobre, fin novembre et fin décembre.
Cette organisation calendaire répond à la logique du prélèvement à la source instauré en 2019. Malgré le paiement mensuel de l’impôt, la déclaration annuelle reste obligatoire pour permettre les ajustements nécessaires et intégrer l’ensemble des revenus et charges de chaque foyer. Avec l’évolution constante des situations personnelles et professionnelles, ces rendez-vous fiscaux assurent une régularisation au plus près de la réalité des contribuables. Les outils numériques facilitent désormais ces démarches, la dématérialisation étant devenue la norme pour la quasi-totalité des usagers disposant d’un accès internet.